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Samedi 23 novembre 2024

Les AAC passent à la télé !

La livraison de l'ambulance dans le poste de santé de Samine a fait l'objet d'un reportage sur TV visio Casamance. Un joli montage.

(lien ci dessous)

https://youtu.be/Xuyhw88XVM4?si=ikLrg3XtqRiUoeYB

Soirée à Kobitène

Le repas organisé par le GIE des femmes de Kobitène (un quartier de Ziguinchor) fait partie des habitudes qu'il n'est pas question de changer dans la RSA. Nous sommes donc allés, hier soir, à la cabane du pêcheur, profiter de ce moment de détente qui, pour beaucoup, marque la fin du séjour en Casamance. Nombreux sont ceux qui reprennent l'avion ce week-end. Dans un décor exotique, les préparations locales ont rencontré un franc succès.

Lucette et son équipe

Manu a aussi assuré l'animation.

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Il n'a pas fallu longtemps pour que le lieu se transforme en piste de danse.

Tous les styles ont eu leur place, jusqu'à la chenille !!!!

Départ pour Kafountine

Une petite délégation se rend ce matin à Kafountine pour remettre le véhicule financé par la commune d'Yzeure (Allier) et le comité de jumelage Yzeure/Kafountine. Départ à 8 h avec un mini-bus.

A la sortie de Ziguinchor, premier arrêt par la gendarmerie, mais cette fois, pas de passeport à montrer. Le chauffeur du mini-bus téléphone au volant !!!!! On ne saura pas comment l'affaire s'est réglée, mais quelques minutes plus tard, nous repartons. Nous étions encore sur la digue quand un voyant rouge s'est allumé dans la voiture 6. 2ème arrêt. Consultation mécanique par téléphone (eh oui, comme pour le médecin !). Nous pouvons repartir.

Plus loin, le chantier sur la digue bat son plein (un samedi). Petite idée de l'état de la route ci-dessous :

La traversée de Bignona est toujours aussi chaotique. Nous sommes en pleine effervescence au marché.

Nous pourrions résumer la soixantaine de km séparant Bignona de Diouloulou en un "slalom entre les trous" .......et les animaux de tous poils. Nous les effectuons cramponnés à nos sièges afin d'amortir les secousses.

Les colporteurs à vélo ont bien du mérite de circuler dans ce "champ de mines", sous une chaleur accablante.

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Après Diouloulou, nous caressons l'espoir de rouler sur un goudron en meilleur état. Vœux presque exaucé. Nous arrivons finalement à Kafountine à 11 h 30, 3 H 30 pour parcourir 110 km.... Une bonne moyenne !

La voiture 6 fera une entrée remarquée en s'ensablant devant le poste de santé. Mais l'entraide est toujours là, et l'addition de bras musclés a tôt fait de résoudre le problème.

L'accueil par les autorités locales est organisé dans la cour.

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Le poste de santé de Kafountine paraît sous-dimensionné par rapport à la densité de population dans le secteur. La pharmacie est presque vide. Il y a encore beaucoup à faire pour que la santé soit assurée pour tous....

Vient ensuite la traditionnelle remise des clés.

Après la cérémonie, repas rapide "chez Paul", un petit restaurant local

Puis nous partons visiter le quai de pêche de Kafountine escortés par deux représentants de la mairie. La ville de Kafountine compte environ 15000 habitants. Le quartier du quai de pêche est une véritable cité en dehors, qui regroupe, nous dit-on, 4000 habitants supplémentaires, mais sans doute beaucoup plus. De nombreuses nationalités s'y retrouvent, à la recherche d'un emploi, ou d'une porte de sortie vers l'océan.

Déchargement des pirogues à dos d'homme, dans l'eau jusqu'au cou.....

Préparation du poisson, séchage au soleil....

et de plus en plus d'autres commerces qui gravitent autour, assemblés dans ce qui pourrait passer pour un capharnaüm, mais qui, en fait, est parfaitement régenté par des règles implicites propres à chaque entité.

Nous restons très discrets pour les photos, pas vraiment la place ici pour des "touristes".

Il est temps de repartir. Aucun commentaire sur le retour à Ziguinchor (la route est exactement la même qu'à l'aller), si ce n'est que le chauffeur semble pressé de retrouver sa famille et que nous devons beaucoup à l'attraction terrestre qui nous a évité plusieurs fois de décoller.

Et pendant ce temps-là...

Certains profitent de cette dernière journée pour faire des emplettes au marché

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d'autres prennent de la hauteur sur le toit du musée mémorial du Joola

Ou vont visiter le forum artisanal installé en ville

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Vendredi 22 novembre 2024 – Kolda/Ziguinchor/Kobitène

Deux mini-bus bien remplis, le toit croulant sous nos bagages + des régimes de bananes + des sacs de charbon de bois prennent la route de bonne heure pour notre retour à Ziguinchor. Le chemin est le même qu'à l'aller : route confortable, il faut juste éviter les ânes galopeurs, les chèvres imprudentes et les troupeaux de vaches, le tout sur des portions de goudron parsemées de dos d'âne. A l'approche de l'un d'eux, le ralentissement nous a permis de photographier les fameuses termitières. Enfin !

Tout se passe pour le mieux quand soudain, gros coup de frein dans le 1er mini-bus. Bruit, zigzags sur la chaussée. C'est un pneu qui éclate sous la chaleur ? Tout le monde descend. Nous sommes juste dans la traversée du village de Fassane (dont nous n'aurions jamais parlé sans cet arrêt.) 900 habitants, sympathiques, ayant le sens de l'accueil......

Verdict des mécanos : les pistons du cylindre de la roue avant gauche. Nous les croyons sur parole.

La petite demi-heure de pause nous permet une visite du village, puis de prendre le frais sous un manguier, tout près d'un potager de cucurbitacés.

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Il y a suffisamment de spécialistes parmi nous pour assurer, une fois de plus, une réparation rapide et efficace. Nous reprenons la route en musique, chorale improvisée pilotée par notre chanteur Jean. Ambiance colonie de vacances pour faire passer les km. Un refrain s'impose :

"Les jolis convois Casamance, merci Gilbert et merci Pierre. Tous les 2 ans, on voudrait qu' ça recommence, youkaïdi, aïdi, aïda......"

Une petite halte tout de même à la demande de la gendarmerie de Niaguis, pour pimenter la fin d'un trajet de presque 4 h qui, globalement, selon les critères sénégalais, s'est plutôt bien déroulé.

Remise de voitures groupée à Ziguinchor

Tous les postes de santé de la région de Ziguinchor recevant une voiture en renouvellement d'un ancien véhicule devenu déficient ont été invités à nous rejoindre cet après-midi pour une remise collective.

Voiture 1 pour le poste de santé de Coubalan
Voiture 3 pour le poste de Belayé
Voiture 4 pour le poste de santé de Diattacounda
Voiture 5 pour le poste de Soumboundou
Voiture 7 pour le poste de santé de Mampalago
Voiture 8 pour le poste de santé de Touba Fall
Voiture 11 pour le poste de santé de Singhère
Voiture 13 pour le poste de santé de Bona
Voiture 14 pour le poste de santé de Elana, via une communication, en direct, avec la communauté de communes du Pays de St Eloy les mines, donatrice du véhicule.
Voiture 17 pour le poste de santé de Balandine
Voiture 20 pour le poste de santé de Baghère.

Une remise de véhicules efficace. Les postes de santé en ont profité pour rendre l'ancien véhicule qui sera soit réparé, soit utilisé pour les pièces détachées.

Les voitures avant l'arrivée des bénéficiaires.
Les anciens véhicules en retour

Jeudi 21 novembre 2024 – Kolda/Kounkané

Questionnement ?

Hier soir, les images de la télévision de l'hôtel nous ont envoyé successivement une carte de France en alerte neige/tempête, puis celle du Sénégal en vigilance canicule, tandis que nous prenions notre repas du soir en tenue estivale à côté d'un sapin de Noël illuminé ! De quoi perdre quelques repères.......

Ce matin, départ pour Kounkané pour la remise d'un Renault Master au dispensaire Notre Dame de Kounkané. Accueil en musique des habitants, repas partagé à la mairie, signature de la convention de partenariat pour le bon usage et l'entretien du véhicule. Un protocole désormais bien rôdé.

Le poste de santé est un modèle d'hygiène et d'organisation.

Puis vient la remise des ordinateurs au lycée de la ville. 4000 élèves, de la seconde à la terminale, avec toutes les spécialités représentées. Une salle dédiée a été aménagée pour les activités informatiques.

1ere remise groupée de vehicules

A 16 h, nous sommes reçus à la gouvernance de Kolda par l'adjoint du gouverneur ainsi que plusieurs représentants de différents services. Les postes de santé bénéficiaires sont tous présents.

Depuis l'extérieur, des sonorités très fortes viennent se répercuter dans la salle, occasionnant chaque fois la sortie précipitée de l'agent de police en faction devant la porte. Après quelques discours de bienvenue, Mr l'adjoint quitte brusquement la pièce, le téléphone à l'oreille. Dès son retour, les échanges sont rapidement clos et nous sommes tous invités à rejoindre une tribune dressée devant l'édifice, largement sonorisée, en plein soleil, pour assister.......à l'arrivée d'une course cycliste !!!!!! Le tour de la Casamance ? Venus remettre des voitures, nous nous retrouvons spectateurs, le tout sous la bonne garde de la gendarmerie. Mais aujourd'hui, plus rien ne nous surprend.

Finalement, nous parviendrons à nous échapper avant la fin des festivités, et c'est dans la cour de la gouvernance, sous l'œil sans doute amusé d'une colonie d'oiseaux pialleurs, que les clefs des véhicules changeront de mains.

Voiture 2 pour le poste de santé de Fafacourou
Voiture 10 pour le poste de santé de Badion
Voiture 12 pour le poste de Niagha
Voiture 15 pour le poste de santé de Tieti.

En marge de la remise des voitures

D'autres opérations se déroulent sur le terrain depuis quelques jours.

En mécanique

Marc Charreaux, formateur en mécanique, encadre un groupe de jeunes mécaniciens au centre de formation St Eloi de Ziguinchor.

En plein diagnostic, contrôle des injecteurs.

Et dans le domaine agricole

A titre expérimental, un projet agricole se déploie sur 3 communes : Tobor, Gouraf et Mahamouda. La rencontre entre un ancien député, un ancien président des AAC et des membres de la Chambre de Commerce de Ziguinchor a débouché, au fil de discussions amicales, sur un partenariat destiné au maintien des jeunes dans les villages en leur proposant une activité agricole. Grâce au don de 3 motoculteurs (1 à charrue, 2 à fraise), les jeunes pourront préparer la terre en vue des cultures locales. Cette opération vise également à soulager le travail des femmes qui, ensuite, s'occupent de semer et de récolter. Cette nouvelle initiative sera suivie avec attention afin d'en mesurer les impacts et la renouveler éventuellement. La remise des engins a été l'occasion d'une grande fête dans les villages. La population a manifesté sa reconnaissance avec beaucoup d'enthousiasme, en particulier à Gouraf, avec un chant interprété par les femmes du village, empreint d'une très grande émotion.

Premier essai
Plantation de bananiers

Bon à savoir

Si vous cherchez un lit solide, original, voici une bonne adresse : les trottoirs de Kolda. Circuit direct, du fabricant au consommateur. Ils n'attendent plus que vous.

Mercredi 20 novembre 2024 – Kolda

Une petite trentaine de personnes compose la délégation qui se rend à Kolda. 2 véhicules Renault Trafic et 5 kangoos font partie du voyage pour être remis dans les postes de santé de la région. Nous empruntons une route "confortable", avec de nombreuses portions reconstituées en pavés. Un plaisir de rouler par rapport aux jours précédents.

Nous longeons le fleuve Casamance et traversons de nombreux villages. Dans les rizières, les femmes sont déjà à la tâche. Sur le bord de la route, étals de légumes, artisans, écoles, la vie est partout.

Après environ 80 kms, nous atteignons la commune de Samine où nous devons laisser un Renault Trafic au centre de santé. La population nous attend sur la grand rue et nous escorte jusqu'à centre de santé où un comité d'accueil est déjà sur place.

Chapiteau, eau fraîche, bananes, et bien sûr musiciens.

Dans cette agglomération de la haute Casamance, toute proche de la Guinée-Bissau, le transfert des malades, le plus souvent vers l'hôpital de Ziguinchor, est une vraie problématique. L'ambulance est accueillie avec un grand enthousiasme, surtout en cette période de recrudescence du palu.

Entre canicule (il fait certainement près de 40 degrés) et coupures de courant qui condamnent les micros, les discours s'enchaînent. Quelques cadeaux sont échangés : balafon, pagnes offerts par les habitants.

Pierre Miele, président, insiste sur les bonnes conditions d'utilisation et d'entretien du véhicule.

Puis arrive le moment de transmettre les clés du véhicule aux nouveaux utilisateurs. Alain et Claude donnent les derniers conseils.

Après moult remerciements et une photo avec les enfants, nous reprenons la route, direction Kolda.

Le paysage diffère. Une fois la forêt classée de Mangaroungou franchie, nous ne voyons plus du tout de fromagers et de rôniers. Les palmiers et les anacardiers sont majoritaires. Les termitières se dressent, de plus en plus importantes.

L'heure avance et les collégiens commencent à regagner leur logis, parcourant plusieurs km sur un goudron brûlant.

Arrêt impromptu à Tanaf. Contrôle de la gendarmerie. Les passeports reprennent l'air, une fois de plus.

Plus nous approchons de Kolda, plus l'habitat se modifie. Les cases sont encore très présentes dans les villages.

Nous entrons dans Kolda aux alentours de 13 h, juste à temps pour penser à notre collation. Ce sera dans un restaurant local, pour un poulet yassa épicé, succulent.

Nous avons un peu de temps avant la livraison du matériel médical à l'hôpital général de Kolda, prévue pour 16 h 30. L'installation à l'hôtel peut s'insérer dans ce créneau et la douche nous fait déjà rêver. Mauvaise surprise, quiproquo dans les dates......Le groupe sera finalement réparti dans 2 hôtels.

Moment de détente en soirée autour de la piscine de l'hôtel.......à condition de ne pas piquer une tête !

Des nouvelles du poste de santé de Tiara

Dès la fin du déballage du matériel, les consultations ont commencé : pansements, injections, mais aussi quelques hospitalisations pour palu. Une journée du planning familial est également organisée, en profitant de la présence de Jean-Clément, obstétricien. Des contacts sont pris aussi avec l'école, jumelée avec celle d'Olby (Auvergne). Un beau partenariat.

et encore un anniversaire !

celui du chef de convoi, Gilbert, fêté dignement, comme il se doit !

Mardi 19 novembre 2024 – Nioumoune

Aujourd'hui, expédition à Nioumoune. Le mot n'est pas trop fort. Le rassemblement est fixé à 8 h, 4 mini-bus sont prévus, pour le transport jusqu'à Elinkine, de la quarantaine de participants. Après quelques déboires au moment du coup de sifflet de départ, nous prenons place dans les véhicules. La route jusqu'à Oussouye se déroule plutôt bien, et tous ceux qui ont encore dans les lombaires la chaussée particulièrement accidentée de la veille, entre Bignona et Diouloulou, parlent même, par comparaison, d'une piste de billard. Mais ils vont vite déchanter car, après le grand carrefour, nous quittons le goudron pour une piste, comment dire, d'entraînement de stock-cars.....

Mais nous arrivons finalement à peu près à l'heure à Elinkine, juste à temps pour la pirogue. Nous découvrons aussi, à ce moment là, la pirogue-ambulance, objet de la livraison du jour.

Un vrai transport de VIP : sièges larges, toile protectrice pour le soleil. Un minimum quand il s'agira de déplacer des malades ou des blessés. Un brancard peut même être installé si besoin.

Pour le reste de la troupe, ce sera bain de pieds, escalade et contorsion pour remplir, tout en maintenant l'équilibre, la grande pirogue villageoise. Distribution de gilets de sauvetage, mesure de protection pour le soleil, chacun cale une fesse comme il peut sur les planches étroites et aspire à l'air du large afin que la brise assèche la sueur coulant à flot sous la chaleur accablante. Composition de l'équipage : 43 toubabs et 8 sénégalais.

Le départ est enfin donné. A peine 1minute de navigation, nous sommes interpellés par le poste voisin de l'armée sénégalaise. Avec notre sens de l'humour habituel, les blagues fusent " Josiane, ramasse les passeports", " Préparez les pouces pour les empreintes."etc, etc....

Mais la plaisanterie s'est transformée en réalité et il a bien fallu remettre, au dessus de l'eau, dans un pseudo-équilibre bercé par les flots, nos sésames, qui seront à peine regardés par les soldats. Pourquoi ? Mystère.

Nous pouvons ensuite repartir et remonter le bolong jusqu'à l'embranchement avec le lit principal du fleuve.

Après 1 heure de navigation, certains s'affolent : de l'eau entre au fond de la pirogue ! Cela fait bien rire le capitaine. Pour lui, il n'y a même pas de quoi écoper......

Sous l'effet de la chaleur, la fatigue commence à se faire sentir et on ne voit bientôt plus qu'une masse orange affublée de chapeaux. Certains ont fait preuve d'originalité pour éviter le coup de soleil sur les oreilles.

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Enfin, après 2 heures de traversée, nous pénétrons dans un bolong qui doit nous conduire sur la commune de Nioumoune. Comment le capitaine sait-il qu'il s'agit de la bonne entrée ? Nous sommes admiratifs car, pour nos yeux de citadins, aucun indice ne permet de nous situer. (Et le capitaine n'a pas de GPS)

Sur l'embarcadère, toute la population de l'île et des îles alentours s'est massée pour nous attendre, les autorités, les enfants des écoles, au rythme des djembés et des percussions. La pirogue a même effectué plusieurs tours d'honneur avant d'accoster, sous les applaudissements.

Puis la réception officielle peut commencer, sous la présidence de sa Majesté la reine de Nioumoune. Discours, entrecoupés de chants et de danse, le tout piloté par un maître de cérémonie.

Toute la population adresse ses remerciements chaleureux à Marc Kikberger et Yacinthe Diédou, à l'initiative du projet de pirogue-ambulance, un projet qui voit son aboutissement aujourd'hui après plusieurs années de démarches.

Un repas collectif nous attend dans la salle municipale : Tiep poisson. Avant de servir, les femmes du village viennent honorer la reine de Nioumoune, ainsi que la représentante du poste de santé.

Et, toujours en musique, entourés des groupes de danseuses costumées, nous terminons l'après-midi dans cette générosité débordante qui nous va droit au coeur.

Au moment de notre départ tout le village est là, à nouveau, à l'embarcadère. Notre pirogue accueille aussi quelques villageois qui profitent du transport.

C'est donc bien chargé que le bateau prend le chemin du retour, sous le soleil couchant ; La lumière rasante enflamme la mangrove et le plumage des hérons cendrés prend des teintes automnales.

Il y a de l'émotion dans l'air tellement ces moments de rencontre que nous venons de vivre ont été forts. Merci à toute la population de Nioumoune et ses îles alentour.

PS : Nous avons remontré nos passeports aux mêmes militaires avant d'arriver à Elinkine. Heureusement, le soleil déclinant a facilité notre attente. Il a fallu parlementer, une histoire de nombre de passagers, qui nous a fait craindre une "zone de rétention" de plus...... Mais tout s'est bien terminé, comme toujours.

Un petit coucou de Diana Malary

Nos amis en mission à Diana Malary n'ont pas chômé non plus : 47 consultations, une tranchée pour l'adduction d'eau (en attendant, il faut se contenter d'une "douche économique")

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et pour clore la journée, un coucher de soleil digne d'un film hollywoodien......

Clin d'oeil

Quand le taxi se fait rare, on choisit le mode de transport disponible........

Lundi 18 novembre 2024 – Ziguinchor/Bignona/Diouloulou/Diana Malary/Tiarra/Nioumoune……….

A partir d’aujourd’hui, les activités nombreuses et variées se croisent, dans le prolongement du convoi.

A Ziguinchor, l’atelier mécanique fonctionne encore à plein régime, toutes les vidanges ne sont pas encore faites, et il y a un peu de carrosserie en attente.

Parallèlement, un groupe important s’est rendu, dès ce matin, à Bignona pour la remise d’un Master ambulance donnée par le SDIS 63, puis à Diouloulou, pour la même dotation.

De son côté, l’équipe médicale a pris la route, direction les postes de santé, tandis qu’une équipe de médecins est partie en éclaireur sur l’ile de Nioumoune.

Voici donc un compte-rendu en images de cette journée.

Au garage, pas de répit. Sous un soleil de plomb, pas un poil d'ombre pour nos mécanos qui peaufinent les véhicules. Peut-être arriveront-ils à piquer une tête dans l'eau avant la fin de la semaine ? On leur souhaite.

Départ d'une partie de l'équipe médicale pour Diana Malary et Tiarra. D'autres sont déjà en route, depuis le petit matin, à bord d'un camion qui transporte tout le matériel médical destiné à ces deux postes de santé.

Tous les trajets sont rentabilisés au maximum. Ici, dépôt d'un colis en route, au dispensaire de Marsassoum : de la layette donné par un partenaire auvergnat, pour les enfants du village.

Arrivée en fin de matinée au poste de santé de Diana Malary

Puis au poste de santé de Tiarra......

Pendant ce temps, une troisième équipe de médecins partait en éclaireur sur l'île de Nioumoune. Attention, l'embarcadère n'est pas garanti et il faut parfois accoster par ses propres moyens, sauf quand, comme Valérie, on trouve un chevalier servant !

Dépaysement assuré dans ce bout de terre isolé de toutes parts au milieux des bolongs. Beaucoup d'entre nous s'y rendront demain pour la remise de la pirogue-ambulance.

Pendant ce temps, plus au nord, deux masters ambulance donnés par le SDIS 63 cheminaient vers leur lieu d'affectation. L'hôpital de Bignona pour le premier :

Joël et José remettent les clés de leur véhicule au futur utilisateur. Puis les autorités locales posent pour la photo officielle.

A Diouloulou, deuxième remise de master ambulance du SDIS 63 :

Wilbert et Claude avaient presque la larme à l'oeil en quittant leur véhicule. Mais l'accueil de la population de Diouloulou leur a vite fait oublier ce moment d'émotion. Tout d'abord, il y a eu beaucoup de curiosité et d'admiration devant un si bel équipement :

Puis une cérémonie festive digne des plus grands évènements villageois

En parallèle, une distribution de ballons de foot a fait des heureux !!!!

En conclusion, une journée bien remplie pour tous, des missions accomplies, et la satisfaction d'avoir peut-être apporté un peu de douceur dans des vies souvent bien rudes.......

Petit retour sur la journée de dimanche

Hier, quelques "touristes du dimanche" ont profité de la pause du week-end pour découvrir en pirogue l'île aux oiseaux. Direction Affiniam, village de pêcheurs.

Une belle rencontre avec oiseaux et dauphins qui se sont livrés à un ballet majestueux, sans aucune crainte, tout près de l'embarcation ;

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Et pour finir ce compte-rendu, un cliché insolite dans Ziguinchor :

Et ce qui, depuis quelques jours, illumine nos soirées....... le coucher du soleil sur le fleuve Casamance.